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Bibbidi-Bobbidi-Boo. Le pouvoir magique de la visualisation

La visualisation

Contexte de l’extrait du roman « Quand on n’a que l’amour », Tome 1 de la saga « Le vide de leurs entrailles » : Marie sort d’un transfert d’embryon. C’est sa troisième FIV. Elle a connu un protocole annulé pour cause d’hyperstimulation et des ponctions «  blanches  », c’est-à-dire des ponctions sans embryon.

« Consciente de la chance de vivre un transfert d’embryon, elle s’était octroyé des moments pour poser sa main droite sur le bas de son ventre, fermant les yeux et imaginant la chaleur de sa paume traversant les chairs pour inonder doucement son embryon.

Elle l’avait visualisé, au départ perdu dans sa cavité utérine et elle lui enjoignait de se nicher sur les parois, de s’y accrocher de toutes ses forces. Chaque embryon transplanté, s’il était de bonne qualité possédait déjà sept à huit cellules et elle avait pris le soin d’annoncer à chaque cellule qu’en se multipliant, elle se sentirait moins seule.

Elle avait intimé à son embryon de grandir et de se battre en lui murmurant : « Tu es le meilleur, tu peux y arriver, tu vas y arriver. Tu es un champion ! »

Quand elle déposait son ovule de progestérone afin d’améliorer la qualité de sa muqueuse utérine, elle lui affirmait : « Regarde, je te fabrique de la colle à embryon, je te donne des crochets d’escalade et des cordes. Tu peux même prendre des pieux, pourvu que tu ne tombes pas. »

À la suite de la nidation, soit cinq jours après le transfert, alors qu’elle l’évoquait blotti, au chaud, lové contre elle, elle avait projeté des images de sa croissance « Tu as déjà deux cents cellules et bientôt tu en feras quatre cents, puis six cents ! »

Elle l’avait rêvé mesurant un millimètre et elle lui avait soufflé : « Si tu es toujours là à un millimètre, c’est que je suis enceinte et que tu as accepté d’être mon enfant. C’est bien, tu es grand maintenant. Un vrai petit d’homme. Je te fais confiance. Reste. »

La visualisation au pouvoir : Quelle baguette magique avez-vous à disposition ?

Je commencerais mon « commentaire de texte » par une citation (ça fait toujours bien dans les copies de feu le baccalauréat) : « La logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous le désirez ». Albert Einstein.

La visualisation et l’imagination dont parle Einstein marchent main dans la main. Observons leur promenade ensemble.

Premier point : l’imagination peut réellement produire de belles et grandes choses. L’imagination est au service de l’homme (et de la femme !). À vous de savoir l’utiliser. Souvenez-vous de la marraine dans Cendrillon, elle possède une baguette magique et orchestre la transformation d’une citrouille en carrosse ou d’un chien en valet de pied en chantant « Bibbidi-Bobbidi-Boo ». Et bien votre cerveau, c’est la baguette magique qui embellira votre vécu ! Cela fonctionne comme pour l’hypnose, mais c’est plus simple et plus accessible.

Avant tout, retenez une chose : ce que vous imaginez peut devenir votre réalité. Une transposition existe. Ça semble fou, je suis consciente de ce que j’écris, je suis consciente de ce que les esprits les plus rétifs à ce genre de discours pourraient m’opposer, mais en même temps, qu’est-ce que cela vous coûte d’essayer ? Aucun argent. Du temps. Seulement du temps (voir le petit article sur notre relation au temps. Vivre pleinement, c’est savoir prendre le temps dans la catégorie « Psy »)

La visualisation a différentes applications. Certaines sont déjà connues et validées.

Tout d’abord, la visualisation est utile lorsque l’on cherche la performance : les sportifs s’imaginent réussissant à renvoyer une balle particulièrement difficile, nageant plus vite que les dauphins, sautant plus haut de Jeanne dans Jeanne et Serge (Si vous êtes trop jeunes pour connaître ce dessin animé des années 1980 tiré d’un manga éponyme et que vous avez un moment de déprime, visionnez quelques épisodes vous changera les idées). Les sportifs convoquent des images de leur concentration extrême. Ils se voient sans suer, sans stress, calmes, gorgés d’énergie, de motivation. Les acteurs partagent les mêmes techniques. Ils s’imaginent déclamant leur texte avec assurance, sans en oublier une ligne, sans avoir la gorge sèche ou les mains moites.

La visualisation peut avoir un impact sur votre corps, dans le cadre de maladies psychosomatiques ou non. Ainsi, le docteur Carl Simonton, oncologue, a travaillé et publié sur les pouvoirs de la visualisation. Il l’utilise avec succès afin de diminuer les effets secondaires des traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie et programmer la guérison.

La visualisation est autant une technique favorisant la guérison que d’amélioration de soi et de sa perception de son monde intérieur et des évènements extérieurs. Plus concrètement, si vous avez besoin de modifier une mauvaise habitude, la visualisation peut vous aider. Ainsi, vous, les filles aux  entrailles vides vous devez être « parfaites » : non fumeuses, à l’IMC correct, ne buvant pas trop etc. Vous devez sans cesse vous surveiller pour : 1. Réussir/2. Ne pas trop souffrir des séquelles des traitements.

Comment ça fonctionne ?

Avant tout, si vous vous posez la question de la différence entre méditation et visualisation, retenez que la visualisation n’est pas de la pleine conscience, car l’attention n’est pas portée sur l’instant présent, mais sur un avenir rêvé.

Attention, la visualisation est une baguette magique à condition de maîtriser son utilisation. Il existe des exemples de visualisation un peu partout, notamment de « réussite à l’américaine » (la fameuse quête du bonheur, souvent liée à l’argent et à la réussite sociale), méfiez-vous des visualisations « toutes faites », « prêtes à l’emploi », c’est comme la nourriture industrielle : c’est plus facile à faire, mais cela peut s’avérer nocif pour votre santé.

L’utilisation d’images mentales non adaptées et non personnalisées peut devenir délétère. Souvent, c’est que vous n’avez pas réalisé un travail préalable de connaissance de vous. (voir l’article : Qui suis-je ?: habitudes et croyances limitantes dans la catégorie « Psy »). Vous portez peut-être des résistances, par le biais de traumatismes ou de croyances limitantes et cela peut empêcher la visualisation de fonctionner, voire exacerber un problème préexistant à la pratique. Il convient également de faire attention quand des pensées négatives vous envahissent le crâne tel du chiendent.

Ces mises en garde en tête, sachez que la pratique est très accessible : vous pouvez créer mentalement des images pendant cinq minutes, dix ou plus. Vous pouvez le faire au travail, dans les transports en commun, dans les toilettes (bon, il faut qu’elles soient agréables et qu’elles sentent bon, bien sûr !) etc.

Prenez un temps calme, installez-vous confortablement – assise ou allongée – prenez une ou plusieurs inspirations profondes, inspirez l’amour, la joie, l’énergie et expirez vos soucis. Fermez-les yeux si ce n’est pas déjà fait. Convoquez des images.

L’idée est d’explorer vos rêves, de les décortiquer, de les vivre, par la pensée et ainsi de reprogrammer votre cerveau à l’aide d’un bombardement de sensations positives. Clara Fallala Séchet insiste sur le fait que le cerveau ne fait pas la différence entre ce que l’on voit, ce que l’on pense et la réalité.

Au préalable, vous pouvez préparer votre visualisation, l’écrire afin de l’incarner au mieux. Mais, il n’y a aucune obligation, il est également tout à fait possible de vous laisser porter (en ayant un objectif précis toutefois). Parfois, votre inconscient vous prendra, seul, par la main. Laissez-le faire. Faites-vous confiance. Cette confiance peut vous aider à comprendre justement ce que vous souhaitez réellement.

Pour vous détendre, vous pouvez réaliser une visualisation simple d’un lieu ou d’une situation idéalisée : une plage, un lac de montagne. Voyez-vous en harmonie avec l’univers et la terre, physiquement équilibrée, gorgée d’énergie vitale, calme, sereine, ancrée.

Ce qu’il convient de faire, c’est d’imaginer chaque détail. Laissez votre esprit s’en imprégner et les intégrer afin qu’ils ne se mélangent pas et afin de les mémoriser, car l’idéal est de répéter régulièrement la même visualisation.

Plus vous visualiserez régulièrement, plus vous accorderez de l’importance aux détails et surtout à vos sens, plus vous serez à même de contrôler votre potentiel mental.

Projetez-vous dans un lieu que vous aimez, un lieu sûr et protégé des agressions (personnellement, une plage bretonne, longue, encadrée de rochers torturés), sentez le vent sur votre visage, sa température, sentez la caresse de votre tee-shirt ou de votre pull, humez l’air (l’odeur du sel ou tout simplement celle de votre crème hydratante), écoutez les bruits (des vagues, des rires, des mouettes dévoreuses de goûter), regardez chaque détail de ce qui vous entoure (la couleur du sable, sec par endroit, humide parfois… et froid sous les fesses d’ailleurs),  la lumière, la couleur des maillots (ou des cirés), etc.

Pour qu’une visualisation soit efficace, il faut convoquer vos cinq sens et les émotions afférentes. Par exemple, si vous souhaitez demander à votre corps d’éliminer les toxiques et les toxines, si vous voulez changer son métabolisme de base afin de vous raffermir et de vous dynamiser (et être ainsi prête et en forme pendant un protocole), visualisez un jus de citron purifiant. D’abord, la vue : la couleur (jaune, vert, foncé, clair), la manière dont la lumière se reflète sur le fruit. Le toucher : visualisez votre main en train de caresser les douces bosses de la peau du citron, est-il froid, chaud ? L’odorat : imaginez-vous en train de couper le citron, sentez vos doigts. L’ouïe : le son quand le couteau tranche la peau, le bruit du jus qui glisse dans un verre. Enfin, le goût : l’acidité légèrement sucrée qui picote l’intérieur des joues

La visualisation en PMA

De manière croissante, à l’aide de nombreuses expériences, les scientifiques ont prouvé que l’on peut influencer le changement dans son corps en le visualisant dans son esprit au préalable. Par conséquent, la visualisation peut avoir une influence en période de stimulation, de nidation, puis de grossesse. En effet, il est également possible de mobiliser et de déplacer votre énergie dans votre corps pour conduire à une transformation.

Si vous le souhaitez, vous pouvez donner un sens à chaque détail, mais un sens positif. Imaginons que vous devez subir une anesthésie générale en vue d’une ponction d’ovocytes. Certains éléments d’une salle d’opération sont identiques partout. Prenons l’exemple de la lampe chirurgicale et de la blouse. Les deux peuvent susciter de l’inquiétude. Imaginez que ce puissant appareil d’éclairage, assez saisissant soyons honnêtes, placé au-dessus de votre tête avant de plonger dans les limbes n’est pas aveuglant. Au contraire : dites-vous que cette lumière réchauffe d’une chaleur bienfaisante votre ventre, qu’elle efface les douleurs et les peurs. D’ailleurs, petite information marrante : c’est une lampe peu ordinaire, voire magique. En effet, elle émet une lumière sans ombre, afin de faciliter le travail du chirurgien. Une lumière sans ombre ne peut être que bienfaisante ! La blouse – souvent bleue – que vous avez revêtue : c’est une blouse de protection contre les attaques, mais c’est aussi une blouse de réconfort, c’est une robe de chambre moelleuse qui vous tient chaud.

L’idéal c’est de relire chaque détail en fonction de votre objectif : ici être sereine malgré l’angoisse de l’anesthésie et du résultat de la ponction.

En faisant cela avec attention, concentration, conscience, vous allez obtenir le résultat escompté : vous vous réveillerez plus détendue. Et si vous êtes plus sereine quelques jours avant le transfert d’un beau J3 ou J5, vous êtes nécessairement plus accueillante ! Non ?

Visualisez une graine dans votre utérus (si vous ne savez plus trop ce que c’est, allez voir l’article L’utérus : le cœur de notre divinité sacrée, dans la catégorie « Phy ») et voyez la pousser. Laissez ce désir et cette image s’épanouir en vous. Imaginez votre bébé comme s’il était déjà là.

Vous pouvez visualiser les follicules en train de grandir harmonieusement, un transfert idéal d’un bel embryon, l’embryon s’attacher à votre paroi utérine, les cellules se multiplier, comme Marie ; ou vous pouvez vous voir portant votre enfant, en train de discuter avec un de vos proches, quelqu’un de bienveillant, quelqu’un qui vous soutient et lui expliquer tout le parcours.

L’idée est aussi de se programmer à avoir un état mental plus positif.

Dans un autre article, j’aborderai l’ancrage. Et l’utilisation d’événements passés positifs. (Le filtre du beau). Ce sont deux techniques assez proches et donc complémentaires.

Voilà tout pour aujourd’hui! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’envoyer un message. Vous pouvez par ailleurs, dans un commentaire, nous parler de vos expériences de visualisation en PMA.

si vous avez envie de lire un roman au sujet de la PMA, un roman « d’utilité publique » comme le dit une de mes lectrices, le tome 1  de la série Le vide de leurs entrailles est sorti. Il se nomme « Quand on n’a que l’amour ». Vous le trouverez là.

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