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Réflexions sur l’absence d’un mot pour définir ceux qui attendent

Attente 3

 

Réflexions sur l’absence d’un mot pour définir ceux qui attendent.

Avez-vous remarqué qu’il n’existe pas de vocabulaire approprié pour ces hommes et femmes qui attendent ? J’ai pris le soin de vérifier : en anglais non plus il n’existe pas de mot. « To wait » c’est attendre sauf qu’un « waiter » c’est un serviteur, un garçon de café. Donc pas quelqu’un qui attend.

On peut dire « impétrant » comme quelqu’un présentant un diplôme, un mémoire ou une  thèse. Toutefois, c’est une personne qui obtient de l’autorité compétente une reconnaissance briguée.

L’attente d’un traitement que ce soit pour espérer un enfant ou pour guérir un cancer n’a rien à voir avec une charge, un titre, un diplôme. On n’est pas les impétrants du monde médical. Pareil pour le terme « postulant » qui signifie celui qui sollicite, qui demande. Donc c’est toujours pas ça.

Enfin, j’ai pensé au « candidat ». Sauf que cela désigne – encore – une personne aspirant à une fonction, à un titre, à une dignité ; qui se présente à un examen, à un concours, à une élection. Toujours pas bon. Pourtant pour nous, en PMA, mais aussi tous ceux rongés par la maladie, cette attente nous définis. On ne vit plus que dans l’attente. Alors, je nous appelle « les attendants ». Les fantômes de salle d’attente. Tous ceux ne sachant pas vivre dans le présent, ceux passant leur temps à se projeter dans l’avenir. C’est nous. Nous sommes dans l’expectative. Nous sommes des attendant(e)s. Des attendantes qui, lors d’un transfert, portent une vie en suspens. Des attendants qui, lors des suites opératoires, seuls dans leur chambre, espérant un chirurgien qui ne passe pas, portent leur vie en suspens.

Avec une dernière interrogation : « est » on vraiment lorsque que l’on vit suspendue à une prise de sang ? À un taux de hcg? Il faut « être » c’est-à-dire « exister, avoir une réalité ». Or, parfois, on cherche justement à se détacher de nous-même, à s’échapper de la réalité des traitements, des espoirs, des échecs, des doutes et des espoirs. Parfois, ne cherche-t-on pas à ne plus exister ?

Voilà tout pour aujourd’hui! Si vous avez des questions, des commentaires, n’hésitez pas à me contacter.

Si vous voulez que je vous offre le roman Le vide de leurs entrailles,  n’hésitez pas à me contacter (si vous êtes sur ce site et que vous avez  lu cet article, un roman sur un couple en mal d’enfant (mais pas que…) peut vous intéresser. C’est une fiction, pas un témoignage, contrairement à de nombreux ouvrages sur le sujet.

 

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