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Journal intime. Mon chemin de PMA. Partie I

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« Notre coquine de cigogne a dû boire un mojito de trop et déposer notre bébé dans un champ de patates et pas dans un chou ! »

À propos…

De ma petite personne.

Il faut se lancer dans cette présentation parce qu’un blog, c’est un aussi un peu de soi que l’on offre. Ce petit bout de son histoire qui peut éclairer celle des autres. Un blog c’est une envie de partage alors, il faut savoir se dévoiler, même si j’avoue je n’ai pas l’habitude (j’écris de la fiction).

Ce qui vous intéresse ce n’est pas ma profession ou mon poids, mais mon chemin de PMA, mon chemin de croix.

Avant de commencer, je tiens à rappeler que chaque parcours est différent et que la manière dont on perçoit son passé dépend de nous. Tout comme nous créons notre réalité, nous façonnons notre passé. À chacun de le colorier en rose ou en gris. (voir article « La meilleure façon de produire l’avenir est de le créer »). À chacun(e) de lire ce qu’il souhaite dans mon histoire.

Personnellement, malgré mes trois enfants,  malgré tout ce que j’ai appris, malgré mon actuel épanouissement personnel, ce chemin de PMA a été …  accidenté, rocailleux, douloureux.

J’ai toujours eu des rêves d’enfants. Pendant longtemps, mon côté rêveuse et brouillonne,  mon « immaturité » selon certains ont renvoyé l’idée que « ce n’était pas le moment ». Mon entourage me déclarait « pas prête ». Mon futur mari attendait…

Puis est venu le temps… des rires et des chants. Des rires parce que j’ai cru que j’étais enceinte dès le premier mois ; des chants parce que, même si je chante mal, j’adorais (et j’adore) danser et chanter à tue-tête en sautant partout avec mes copines. Au départ, à l’arrivée de mes règles, je me disais : « allez, un mois de plus à faire la fête et à profiter ». À l’époque, je riais en déclarant à mes copines qui elles aussi se lançaient dans cette aventure ou qui étaient déjà enceintes, voire déjà mères :  « Notre coquine de cigogne a dû boire un mojito de trop et déposer notre bébé dans un champ de patates et pas dans un chou !

Les mois passaient et rien. Vous avez dû connaître ça. Je ne voulais pas m’inquiéter. J’avais lu qu’il fallait consulter après une année d’essais. Toutefois, au détour d’un RDV gynécologique, je mentionne l’attente et le fait que mon mari a souffert d’une cryptorchidie bilatérale (ses testicules sont restées cachées dans sa caverne – crypte – et ne sont pas descendues seules dans leurs bourses et il a dû être opéré dans sa jeunesse). La gynéco n’a pas fait de commentaire, mais nous a prescrit un test.

Un matin, nous avons donc procédé à notre test post-coïtal (voir le lien), mon mari se marrait en déclarant que ses performances allaient être faussées parce qu’il n’est pas du matin.

Aucun embryon n’avait survécu.

Rien.

Nada

Que dalle

C’était soit ma glaire cervicale (bienvenue dans le monde merveilleux des termes affreux de la procréation) soit ses spermatozoïdes.

Nous avons tous les deux pratiqué des tests complémentaires, dont un spermogramme pour mon mari.

Chez moi tout allait bien.

Mon mari c’était une autre histoire. Il souffre d’une OATS sévère (voir article dans « jeux de mots sur des maux »). Ses testicules sont restés trop longtemps dans la chaleur corporelle. La machine était cassée.

Le biologiste du labo d’analyse l’avait appelé en plein après-midi et je l’ai retrouvé avachi dans notre canapé, perdu dans sa tristesse et dans un nuage gris et épais de cigarettes. Il finissait la bouteille de rhum rescapée de notre dernière soirée.

¾   Selon ce mec, je n’aurais jamais d’enfant. Jamais ! Même en faisant une biopsie de mes couilles, ils ne trouveront rien ! Rien, bordel ! Je suis vide, a-t-il beuglé avec rage, colère et tristesse.

J’ai vécu l’annonce comme un attentat, une bombe avait été dégoupillée sur notre maison. Notre demeure n’a pas été complétement détruite, mais les fondations ont été fragilisées sur le long terme, me laissant seule, m’effritant peu à peu sous le choc, perdant des morceaux de force en prenant conscience de la signification de ses propos.

La PMA allait brouiller notre quotidien. Une autre couleur, plus terne, plus grise avait sali notre vie.

Au fil du temps, je me suis mise à traiter la cigogne d’ivrogne et de conne.

La suite au prochain épisode…

 

 

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Un commentaire

  1. L'équipe Unblog.fr

    4 juin 2020 à 20 h 31 min

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